Quatre illuminés ou visionnaires ? Une nouvelle école se dresse dans un monde aux portes de la guerre.
 
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 Apprends à cacher tes émotions, mon fils

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Salazar Serpentard

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MessageSujet: Apprends à cacher tes émotions, mon fils   Mer 18 Oct - 22:29

Les temps changeaient, certes, pourtant certaines idées obscurantistes des siècles derniers étaient encore présentées comme des idées révolutionnaires destinées à changer le monde. Les temps changeaient mais pas dans ce pays, malheureusement, et encore moins dans cette région. Salazar fronça un peu les sourcils en lisant la fin de la courte publication, signée du conseil de Gairloch et distribuée à tout-va dans tout la région, y compris à Hogsmeade, comme aujourd’hui. Curieusement, les rapporteurs avaient évité le château et ses occupants, Salazar ne serait sans doute pas tombé si vite sur cette ineptie s’il ne s’était pas rendu au village aujourd’hui. Assis au fond d’une petite taverne, couvert d’une cape avec une large capuche couvrant sa tête et plongeant son visage dans l’ombre, il était arrivé un peu plus tôt sans dévoiler son identité en marchant visage découvert au grand jour. Non par crainte mais plutôt par envie de passer ne serait-ce qu’une heure sans être importuné. Et il avait bien fait, cette charmante tirade largement distribuée aurait bien de quoi agacer ses trois amis, tout particulièrement Rowena. Une diatribe de plus incitant très fortement tous les habitants de la région à ne pas éduquer leurs filles et à leur apprendre plutôt la manière de tenir une maison et un foyer, la magie ne devant servir, pour elles, qu’aux « tâches ménagères et quotidiennes ». Rowena en ferait une telle attaque, à simplement lire ce torchon…

Confortablement installé dans une chaise en bois et en paille, Salazar termina le verre qu’il avait commandé puis se leva, jetant d’un geste négligent la publication dans l’énorme âtre de la taverne, juste à côté de lui, après l’avoir roulé en boule. Quel gâchis, utiliser des centaines de parchemins simplement pour ça. D’autres lisaient aussi le texte, assis à des tables pour boire ou déjeuner, seuls ou en petit comité, le tout dans une atmosphère réchauffée par l’âtre et sombre, faute de plus grandes fenêtres perçant les murs de pierre et laissant filtrer la lumière du jour. L’établissement avait cependant le mérite d’être discret, bien qu’il soit situé au cœur de la cité, Salazar y venait de temps lorsqu’il voulait s’isoler et quitter un peu le château, rester seul pour réfléchir. Parfois, il partait pour une longue marche dans les campagnes et forêts environnantes, à pied ou à cheval, suivant les endroits où il souhaitait se rendre, préférant voyager ainsi que d’utiliser la magie. Ses amis étaient parfois agacés de ça, surtout Godric, qui lui reprochait de « passer son temps à disparaître sans crier gare ! ». Il lui avait déjà avoué, un soir, craindre qu’il ne finisse par disparaître pour de bon. Hum… Salazar sourit faiblement en sortant de la taverne. Cette idée-là n’était pas impossible, il avait des projets, une bonne part d’ambition, il ne passera sûrement pas sa vie entière à Hogwarts, pas alors qu’il y avait tant à faire et découvrir dans le vaste monde.

Dehors, un vent très frais l’accueillit, accompagnant une petite foule dans les rues de la cité. Cette citée était très fière de proclamer qu’aucun moldu ne vivait dans le coin, ils étaient ici chez eux, entre eux, la magie pouvait être utilisée en toute liberté et sans que personne n’y trouve quoi que ce soit à y redire. Le Fondateur avait toujours trouvé Hogsmeade un peu misérable… Outre le fait que cette cité comptait un nombre très importants de fouineurs et de névrosés, ainsi que des passéistes horrifiés de voir une école de sorcellerie ouverte, cette cité diminuait d’années en années, perdant autant en habitants qu’en fierté. Viendra-t-il un jour où cette ville ne sera plus qu’un petit village replié sur lui-même et ses traditions ? Un petit village toujours habité par des sorciers et où il ne restera plus que quelques maisons et commerces, où soufflera un souffle très ancien d’une grandeur passée ? Hogsmeade déclinait, sous le joug du Conseil de Gairloch et sous ses propres peurs. Pathétique… Il quitta le village à grands pas, s’éloignant de la cité pour prendre des chemins écartés et silencieux, rentrant au château. Voilà un an que l’école était ouverte, dorénavant, un an que les problèmes s’accumulaient et qu’ils tenaient le fort d’une main de fer, contre vents et marées. En traversant le parc, il vit un peu plus loin une petite silhouette assise au bord du lac, sur un rocher.

– Qu’est-ce que tu fais ici, Keelan ? demanda-t-il en s’approchant.

Son fils sursauta légèrement et se leva, lorsque Salazar descendit le petit sentier pour le rejoindre sur les rives du lac. Son aîné, âgé depuis quelques jours de onze ans, n’avait pas l’habitude de rester seul dehors, surtout près du lac qu’il n’avait jamais apprécié, le jugeant dangereux et rempli de créatures dangereuses. Plus petit que ne le voulait la moyenne de son âge, les cheveux châtains, tirant sur le noir, il avait des yeux très clairs, comme ceux de sa mère, très clairs et très expressifs. Il marmonna qu’il ne faisait rien de particulier, qu’il était simplement là pour regarder le lac, c’est tout. Bien sûr… S’il ne voulait pas parler, soit, Salazar savait que, sur ses trois enfants, son aîné était le plus enclin à tout garder pour lui avant de finalement oser s’ouvrir et se confier au bout de bien des jours à ressasser seul, dans son coin. Le fondateur n’avait plus non pour habitude de se confier à qui que ce soit, ou difficilement, un trait de caractère dont avait hérité son enfant. Sans doute, lorsqu’il sera adulte, renforcera-t-il cet état d’esprit et cessera de venir se confier. Salazar posa une main sur son épaule et l’entraîna avec lui, en direction du château. Le soir tombait et il effectivement dangereux de traîner dans les parages la nuit. Ils rentrèrent ensemble à l’intérieur, dans un silence complet, son fils semblait plongé dans de sombres pensées, sans aucune volonté de s’en ouvrir.

– Salazar !

– Mmh ?

Le Fondateur poussa son fils par l’épaule à l’intérieur, referma la lourde porte puis tourna la tête. Rowena descendait les escaliers quatre à quatre, toujours avec une bonne dizaine de livres dans les bras. Par quel miracle, ou compétence fascinante, parvenait-elle à se trimbaler dans tout le château chargée ainsi et en portant des talons ? Keelan en profita pour se sauver aussitôt, partant presque en courant vers les cachots, là où se trouvaient les appartements de leur famille. Sa collègue et amie marcha à grands pas vers lui, ses chaussures claquant sur le sol de pierre, pendant qu’il attendait de savoir ce qu’elle lui voulait. Si c’était à propos du torchon circulant dans la région, sur la scolarité des filles, il n’était pas d’humeur à subir un nouveau discours enflammé, pas ce soir. Heureusement, son amie en semblait pas encore au courant car elle enchaîna direct sur la nécessité pour eux d’aller très vite en quête de livres importants pour la bibliothèque, à la fois en Écosse, en Angleterre, en Irlande, en France, en Allemagne et dans d’autres pays. Il oublia les titres à mesure qu’elle les cita d’une voix de tonnerre, plus occupé à réfléchir à ce qui pouvait bien travailler son fils aîné.

– Ce serait bien de commencer dès samedi, ou même vendredi après la fin des cours.

– Pourquoi pas.

– Tu n’as pas l’air de te sentir très concerné…

– Si.

Il savait très bien que son flegme d’apparence avait le don d’agacer très profondément Rowena, elle qui était si carré et droite dans tout ce qu’elle entreprenait. Elle avait du mal à admettre que la rigueur de Salazar, tout aussi solide, s’exprimait d’une autre manière, que lui détestait les grands discours, les explications s’éternisant et fatigant, la nécessité de parler à tout le monde ou se lancer dans de grands argumentaires. Elle finit par marmonner que c’était très bien, dans ce cas, qu’elle allait aussi en parler à Godric et Rowena, avant de tourner vivement les talons et repartir dans les escaliers. Lui-même parti vers les cachots, descendant de longs escaliers, cette fois immobiles et inanimés, arrivant sur un premier palier puis descendant encore. Son bureau, ainsi que l’accès menant à ses appartements, étaient plutôt loin sous terre. Une fois à l’intérieur, il ferma avec soin puis emprunta une porte dérobée, menant sur un long couloir de quelques mètres, avant d’arriver devant la gargouille. Elle s’écarta une fois le mot de passe murmuré par le Fondateur, qui entra dans ses appartements.

Il fut aussitôt accueilli par les cris et les rires de ses deux plus jeunes enfants, occupés à se poursuivre et à courir partout, passant à quatre pattes sous les tables et les chaises ou se cachant derrière les deux canapés du salon, près de la cheminée. Lana, sa fille de neuf ans, était son portrait craché, le même regard, les mêmes cheveux sombres, les mêmes traits souvent durs lorsqu’elle était sérieuse, la même ironie face à beaucoup, toutefois dans le calme jamais perdu de son père, et surtout, surtout, cette même intelligence, cette flamme de l’ambition et une ruse à toute épreuve. Salazar était incroyablement fier d’elle, convaincu qu’elle deviendra une sorcière émérite et qu’elle saura faire honneur à sa famille. Son petit frère de six ans, Luka, était déjà d’un caractère plus doux, ressemblant plus à sa mère, physiquement. Encore trop petit pour se servir de la magie, sinon par quelques manifestations involontaires. Il passait presque tout son temps libre le nez fourré dans les livres et à rêver du jour où il pourra débuter son étude de la magie. Les deux gamins ne firent même attention à son entrée, bien trop occupés à jouer, en ce début de soirée. Jouez donc, tant que c’était de votre âge… Salazar ne se manifesta pas et reprit un autre couloir pour pousser une autre porte en bois, donnant sur la chambre de son aîné.

– Alors ? demanda-t-il. Toujours pas décidé à avouer ce qui te tracasse ?

La porte refermée, Salazar s’avança, voyant dans cette chambre presque autant de livres que lui-même en gardait dans son bureau. Ses trois enfants avaient tous hérité de plusieurs choses, de leur père. Tout d’abord, le don de parler aux serpents, bien entendu. Puis un goût prononcé pour la lecture, les recherches sur la magie, toutes les formes de magie, l’envie de voyager et d’en apprendre toujours plus. Et encore d’autres traits, venant de leur mère. Le fondateur s’assit tranquillement au bord du lit, près de son gamin, en lui lançant un long regard.

– Apprends à dissimuler tes émotions, si tu ne veux pas qu’on te perce à jour si facilement, mon cher fils, ajouta-t-il en croisant les bras. Arrivera un jour où cela pourra même te sauver la vie. Le contrôle de soi-même… Il faut en passer par là avant de contrôler sa propre vie.

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Keelan Serpentard

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MessageSujet: Re: Apprends à cacher tes émotions, mon fils   Mer 18 Oct - 23:35

Les restes de l’expérience avaient terminé leur triste carrière dans la cheminée du salon avant que le jeune garçon ne sorte très vite, avant que sa fratrie ne revienne au château avec leur mère, et qu’il ne doive affronter leurs regards ou leurs questions. Une légère odeur traînait encore, néanmoins, elle aura sûrement disparu le temps que sa famille rentre. Keelan laissa son livre dans sa chambre avant de sortir et enfila une cape légère et courte, avant de quitter les cachots en grimpant les marches quatre à quatre. Les cours étaient terminés depuis une bonne heure et le jeune garçon s’était isolé pour travailler, au lieu de rejoindre ses quelques amis, comme il le faisait d’habitude. Il avait mis très longtemps, et enfin, il avait trouvé deux autres garons qui n’étaient pas rebutés qu’il soit le fils de l’un des fondateurs, le plus terrifiant des quatre, et qui lui adressaient la parole comme à n’importe quel autre étudiant ici.

Alaric et Maxime étaient géniaux, le premier réparti dans la maison de Godric et le second dans celle d’Helga. Il les avait rencontré à la rentrée, lorsque lui-même avait enfin fait une rentrée officielle au château, bien qu’il y vive depuis sa naissance, et passait du temps avec eux tous les soirs, après les cours, dans la Grande Salle ou dans le parc, suivant le temps. Mais ce soir… Ces derniers temps, Keelan se sentait moins bien, il avait le sentiment qu’on le tenait à l’écart à cause de sa famille, même si son père le traitait comme un élève et rien de plus, en cours, et que beaucoup ne lui parlaient pas à cause de ça. Si on y ajoutait la pression montante, impulsée par son envie de progresser et la peur terrible de décevoir son père… Le petit garçon avait le sentiment de ne pas être à la hauteur, tout bêtement. Il avait beau produire tous les efforts au monde, son niveau restait faible !

Il en était agacé, blessé, parfois furieux, continuant de s’entraîner et de travailler, au risque d’en faire trop, comme ne cessaient de lui répéter ses deux amis. Mais c’était plus fort que lui ! Même sa petite sœur était plus forte que lui, alors qu’elle n’avait que neuf ans, il en était jaloux. Lorsque Mère et Père la regardaient, il voyait bien la fierté immense dans leurs yeux, il voyait bien qu’ils l’estimaient, là où lui peinait à ne décrocher qu’un seul regard de reconnaissance, autant de la part de ses professeurs que de ses parents. Soit il était incapable de déterminer s’il les rendait vraiment fiers ou non, soit ils ne se souciaient pas vraiment de lui. La gorge serrée à cette pensée, Keelan évita les quelques autres élèves dans le hall puis sortit dans le parc, avec la seule idée de s’éloigner un peu, ne croiser personne. Il finit par atterrir, il ne sut trop comment, assis sur un rocher au bord du lac.

Il y resta assez longuement, plongé dans ses pensées, à se demander comment s’améliorer, mieux s’entraîner et ne pas être un simple boulet à traîner pour sa famille. Il ignorait même ce qu’il pourrait devenir… Certains autres de son âge avaient déjà des idées ! Alaric voulait élever et soigner des dragons, il l’affirmait depuis qu’ils se connaissaient et rien ne pouvait le faire douter de ça. Maxime avait quelques idées, lui aussi, il se voyait parfois médicomage, bibliothécaire alchimiste, suivant les jours, comme apothicaire, parfois. Et Keelan, rien, aucune idée ne lui venait. Il savait juste qu’il avait envie de bouger et explorer son pays, puis le reste du monde. Voir comment vivaient les autres sorciers, au loin, et la magie qu’ils utilisaient. Par contre, question travail, il ne savait pas. Les yeux fermés, il tâcha de se fermer aux bruits extérieurs, oublier la présence de ce lac qu’il n’avait jamais aimé.

– Qu’est-ce que tu fais ici, Keelan ?

Le petit garçon sursauta un peu et se leva d’un bond, tourné vers son père qui descendait le sentier pour venir le rejoindre. Rien, il ne faisait… rien. C’était vrai, en plus. Baissant un peu la tête, il se contenta de répondre d’une voix presque inintelligible qu’il ne s’occupait à rien de précis et n’était là que pour regarder le lac. Jamais il ne lui avouera à haute voix, mais son géniteur l’intimidait presque férocement. C’était un mélange bizarre entre la crainte et l’admiration, il voulait lui ressembler et avait aussi peur qu’il se mette en colère contre lui. Or, si son père savait à quoi il pensait, il prendrait sûrement ça pour une faiblesse de plus et voudrait peut-être même le chasser ! Qui pouvait savoir ? Et que diraient Mère, Luka et Lana ? Voudraient-ils quand même continuer de le voir de temps en temps ? S’il les décevait tous, il pourrait les perdre… A jamais… Il devait rectifier le tir…

Son père lui mit une main sur l’épaule et l’entraîna en avant, sans que le petit ne tente de résister ou de rester en arrière. Il s’isolera dans sa chambre, après… De toute façon, son père allait sûrement travailler ou passer du temps avec Mère. Il marcha donc en silence, à peine rentré à l’intérieur que la voix forte de Rowena claqua dans l’air. Sauvé ! Il en profita aussitôt pour leur fausser compagnie et repartit tout droit vers les cachots. Dévalant les escaliers, il rentra e courant, se glissant dans le grand bureau avant de partir vers les appartements de la famille, bafouillant le mot de passe à la gargouille d’une voix un peu essoufflée. Une fois à l’intérieur, il esquiva d’une façon magistrale son frère et sa sœur. Mère n’était pas là, tant mieux, il ne voulait pas affronter non plus son regard. Une fois réfugié dans sa chambre, Keelan se laissa tomber à plat ventre sur son lit, serrant les dents pour ne pas sangloter bêtement.

Somnolant un peu, il essaya de s’apaiser, faire le vide dans son esprit, ce qui était tout sauf facile pour l’instant. Les échos des jeux de sa fratrie venaient faiblement jusqu’ici, les murs étaient très épais. La porte de sa chambre s’ouvrit tout à coup de nouveau et il crut que son petit frère venait encore lui demander de venir jouer. Mais non… Lorsqu’il vit son père, il se redressa aussitôt, les cheveux ébouriffés, en s’efforçant de prendre un air tout à fait normal, puis s’assit sur son lit. Allez, tout allait très bien ! Pourquoi venir dans sa chambre, Keelan n’avait fait aucune bêtise, depuis longtemps.

– Alors ? demanda-t-il. Toujours pas décidé à avouer ce qui te tracasse ?

Une moue aux lèvres, le petit garçon baissa un peu la tête, pendant que son père refermait la porte puis venait s’asseoir au bord du lit, à côté de lui. Il évita très clairement son regard, conscient que les autres pouvaient lire en lui comme dans un livre ouvert. Sa mère lui disait en riant qu’avec un regard aussi clair, son esprit aussi en devenait aussi transparent que du cristal, pour les autres. Comme si c’était une bonne chose ! Il n’arrivait pas à le rendre plus fermé ou dur, pas encore en tout cas, malgré les heures passées à essayer.

– Apprends à dissimuler tes émotions, si tu ne veux pas qu’on te perce à jour si facilement, mon cher fils, ajouta-t-il en croisant les bras. Arrivera un jour où cela pourra même te sauver la vie. Le contrôle de soi-même… Il faut en passer par là avant de contrôler sa propre vie.

Il le savait très bien, il ne faisait que ça, l’apprendre, s’exercer, s’entraîner ! Et n’avait pas besoin qu’on lui rappelle une fois de plus qu’il n’y parvenait pas… Chaque mot était comme un peu de seul saupoudré en plus sur la plaie déjà à vif. Il finit par relever la tête, très concentré sur sa volonté de ne rien montrer, cette fois-ci, de cacher à son père ses ressentis. Il pouvait très bien y arriver ! Peut-être. Le manque de confiance en lui se creusait sans même qu’il en ait conscience, peu à peu.

– Je le sais, Père, j’y travaille sans cesse. Et il n’y a absolument rien qui me tracasse, tout va très bien.

Tant qu’il était, il faudra aussi qu’il travaille sur le mensonge, car là, c’était d’un niveau désolant… Le ton de sa voix, sur la fin, fichait le tout par terre, sans même un tout petit espoir que ça fonctionne tout de même. Il rebaissa la tête en ravalant sa salive, préférant fixer les plis de la couverture et les lisser avec soin que de regarder son père en face.

– Je fais vraiment de mon mieux, reprit-il comme le silence devenait gênant. Vous… Vous ne devez pas vous en faire par rapport à ça.

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Salazar Serpentard

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MessageSujet: Re: Apprends à cacher tes émotions, mon fils   Jeu 19 Oct - 17:26

– Je le sais, Père, j’y travaille sans cesse. Et il n’y a absolument rien qui me tracasse, tout va très bien.

C’est cela, tout allait très bien, c’était sans aucun doute pour cela qu’il tirait la même tête que s’il venait d’enterrer un ami proche il y a une heure. Même lui réalisait à quel point le mensonge était mal dosé, rabaissant la tête sans rien ajouter d’autre. Certains étaient incapables de mentir convenablement, une faiblesse grave une fois arrivé à l’âge adulte… Ceci étant, Keelan avait encore un peu de temps devant lui, à onze ans, il lui restait beaucoup de chemin à faire et de travail à accomplir avant de prétendre débuter dans ce monde et emprunter le chemin du pouvoir. Salazar resta parfaitement silencieux, attendant, laissant un silence plus sourd et gênant s’installer en sachant très bien que cela allait finir par faire craquer son fils, présentement occupé à aplatir soigneusement les plis de la couverture. Le professeur ne comptait pas laisser ses enfants devenir des êtres faibles ou inadaptés à ce monde, oh ça non… Sa progéniture se devait de progresser et évoluer, aller chercher au plus profond d’elle-même l’envie ardente de réussir et se surpasser ! Keelan était encore d’une nature trop douce, trop gentille, il n’était pas prêt du tout à effectuer ses premiers pas seuls, dans ce monde brutal. Peut-être réagirait-il d’une toute autre façon, certes, mais bon, Salazar refusait qu’il quitte le domaine d’Hogwarts seul tant qu’il n’était pas un peu plus aguerri.

– Je fais vraiment de mon mieux. Vous… Vous ne devez pas vous en faire par rapport à ça.

– Donc c’est ça, qui t’angoisse. Que je ne te trouve pas à la hauteur.

Il aurait dû y penser, c’est bien vrai, quoi d’autre aurait pu tourmenter son rejeton de cette manière ? Il pourrait presque en rire, tiens, c’était bien le luxe des gamins d’avoir le temps de s’inquiéter de ce que les autres pensent de vous et s’angoisser pour ça. Et depuis combien de temps s’en faisait-il simplement à cause de ça, on se le demande ? Des jours, des semaines ? Plus longtemps encore ? S’il savait mieux cacher ce qu’il pensait, il aurait pu tenir encore plus longtemps. Salazar haussa légèrement les sourcils en voyant la tête que son fils tirait, le poussant à redresser la tête pour le regarder dans les yeux, avec sa main.

– Tu t’inquiètes pour ça, vraiment ? Mais qu’importe ? Le but, mon garçon, c’est de mener ta propre vie sans laisser qui que ce soit la diriger à ta place, sans laisser le jugement des autres influencer tes décisions et tes choix. C’est que je veux, c’est que tu grandisses et que tu t’améliores, que tu deviennes un adulte capable de s’affirmer et ne comptant sur personne pour s’en sortir, peu importe les difficultés rencontrées. Tu es encore un enfant, oui, la route est longue… Ta mère et moi sommes là que tu empruntes assez loin cette voie pour tenir en équilibre, puis te lâcher la main lorsque tu seras prêt.

Ce ne sera pas cette année, ça, c’était certain, on gamin n’avait pas encore le caractère requis. Enfin soit, il grandira, là n’était pas le problème. Salazar ne comptait pas être aussi faible que ses propres parents avant lui, il ne comptait pas lâcher ses enfants sans qu’ils n’aient les armes pour s’en tirer. Se rapprochant un peu de son fils, il passa un bras autour de ses épaules, lui massant un peu le bras avec un faible sourire. Les gosses qui se montaient la tête si vite et pour rien, c’était terrible.

– Obtenir la puissance prend un nombre plus ou moins élevé d’années, suivant chacun. Je ne te demande pas d’être parfaitement autonome à onze ans. Depuis combien de temps t’angoisses-tu à ce sujet ?

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Keelan Serpentard

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MessageSujet: Re: Apprends à cacher tes émotions, mon fils   Ven 20 Oct - 11:09

– Donc c’est ça, qui t’angoisse. Que je ne te trouve pas à la hauteur.

Ça angoisserait n’importe qui ! Peut-être que son père ne s’en rendait-il même pas compte, mais il était intimidant… Toujours impassible, en cours ou en-dehors, toujours froid et distant, toujours avec ce petit mot pouvant vous casser directement lorsqu’il le voulait, passant dans les couloirs comme une ombre immense qui terrifiait les plus jeunes, entouré d’une sorte d’aura dangereuse ! Les élèves chuchotaient qu’il pratiquait la plus affreuse des magies noires et que lors de ses voyages, il partait souvent, il se rendait dans des lieux malsains, infectés par des créatures toutes plus mauvaises les uns que les autres, et qu’il y gagnait des pouvoirs horribles. Keelan pâlit un peu en pensant à toutes ces rumeurs, toujours occupé à lisser sa couverture. Il était incapable de dire où partait sans cesse son propre père et pour faire quoi et n’était pas certain non plus que Mère le sache. Il avait peur, lui aussi, c’était on ne peut plus légitime.

Et pourtant… En plus de la peur, un autre sentiment venait s’y mêler. Une curiosité qui le rongeait secrètement, l’envie d’en savoir et surtout de… De… D’y toucher à son tour. D’apprendre. De voir si lui aussi était capable de manier de multiples formes de magie. Il osait à peine l’avouer, surtout avec ses amis, mais pourtant, c’était bien ça… Il ressentait ce besoin de grimper au même niveau, voire de le dépasser ! Son père glissa tout à coup la main contre son menton puis sa joue, pour lui faire redresser la tête et le regarder dans les yeux. Ce que Keelan craignait le plus, c’était qu’il lui dise que non, il était incapable de se hisser à ce niveau, incapable de s’améliorer, qu’il lui faisait juste honte. Qu’il n’arrivera jamais à rien. Il en avait la volonté, pourtant, il ne lui manquait que la force à gagner, cette puissance l’attirant dans ses rêves les plus secrets.

– Tu t’inquiètes pour ça, vraiment ? Mais qu’importe ? Le but, mon garçon, c’est de mener ta propre vie sans laisser qui que ce soit la diriger à ta place, sans laisser le jugement des autres influencer tes décisions et tes choix. C’est que je veux, c’est que tu grandisses et que tu t’améliores, que tu deviennes un adulte capable de s’affirmer et ne comptant sur personne pour s’en sortir, peu importe les difficultés rencontrées. Tu es encore un enfant, oui, la route est longue… Ta mère et moi sommes là que tu empruntes assez loin cette voie pour tenir en équilibre, puis te lâcher la main lorsque tu seras prêt.

C’était sans doute idiot, pourtant, à ces paroles, le petit garçon sentit brusquement un grand poids s’enlever de son estomac et lui permettre de respirer plus librement. Il ne pensait que son aîné était juste un bon à rien incapable de progresser, alors ? Son père lui passa un bras autour des épaules, un geste très rare de sa part et qui acheva de réconforter le jeune garçon. Jambes repliées contre lui, il posa la tête contre l’épaule de son père, sans plus rien dire pour le moment. Tout ça, c’était ce qu’il voulait, lui aussi, il avait réellement la volonté de s’en sortir. Mais à onze ans, son père était déjà plus fort que ça, non ? Ça dépendait des personnes ? Et lui, qu’est-ce qui lui avait donné l’envie de s’en tirer, de devenir plus puissant, puis de s’engager dans cette école, dans un projet aussi vaste ? Keelan ne réalisait que maintenant qu’il ne lui avait jamais posé la question… Pour lui, l’école, même lorsqu’elle était encore en train de s’élever avant son ouverture, avait toujours fait parti du décor. Il avait toujours entendu son père en parler et toujours vu Helga, Godric et Rowena. Petit, il avait passé autant de temps dans leurs bras que dans ceux de sa mère.

– Obtenir la puissance prend un nombre plus ou moins élevé d’années, suivant chacun. Je ne te demande pas d’être parfaitement autonome à onze ans. Depuis combien de temps t’angoisses-tu à ce sujet ?

Keelan marmonna une réponse inintelligible, pas presser d’avouer que ça faisait plusieurs mois maintenant. C’est bon, il avait compris, c’était stupide ! Mais il avait aussi eu toutes les raisons de le croire ! Fermant les yeux un moment, il s’efforça, sans y parvenir, d’imaginer son père au même âge que lui. C’était trop flou, trop étrange, comme si son géniteur était né comme ça, à l’âge adulte, déjà confiant et sûr de lui. Quant au reste de sa famille… Keelan n’avait jamais vu ses grands-parents paternels et ‘avait rencontré un de ses oncles qu’une seule fois, par pur hasard, et encore, il ne lui avait même pas parlé. Son père s’était contenté de le saluer brièvement par un bonsoir et son prénom, puis était parti, tirant le petit par la main. Là encore, l’enfant ignorait pourquoi son père ne voyait plus ses parents ni sa fratrie. Pourquoi, a famille, c’était important ! Il releva un peu la tête, cherchant ses mots comme c’était sûrement un sujet sensible.

– Donc, s’il ne faut plus compter sur personne une fois adulte, c’est pour ça que vous ne voyez plus vos frères et sœurs ? Ni vos parents ?

A moins qu’il n’y ait eu un problème, avant sa naissance, et que c’était pour cela que les ponts étaient coupés. Keelan était assez hésitant, c’était la première fois qu’il abordait le sujet, il ne devrait peut-être pas. Il se demandait, simplement, comme ses deux amis voyaient régulièrement leurs grands-parents, eux, comme leurs oncles et tantes, leurs cousins et cousines. Il tenta de déterminer ce que pensait son père, mais rien, aucun indice dans ses expressions, il était parfois si neutre et impassible que le jeune garçon en arrivait à se demander si son père éprouvait vraiment des émotions.

– A quoi ressemblait la vie, lorsque vous aviez mon âge ?

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Salazar Serpentard

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MessageSujet: Re: Apprends à cacher tes émotions, mon fils   Dim 5 Nov - 10:36

Aucune réponse, sinon un marmonnement indéfinissable qui ne fournissait rien. Ce gamin… Salazar leva légèrement les yeux au ciel, tout en retenant un très long soupir et en se demandant comment et pourquoi on pouvait se fourrer dans la tête tant de pensées si idiotes, alors même que c’était inutile. A quoi bon se poser autant de questions, on se le demande ? Au moins semblai-il enfin se détendre un peu… Salazar espérait néanmoins que ce n’était pas à cause de ses fréquentations ou de ses amis qu’il se pensait trop faible inutile ou qu’il perdait confiance en lui. Avec qui traînait-il, déjà ? Les deux gamins, là… Deux garçons de son âge… Alaric et Maxime, c’était bien ça ? Le second gamin était un élève d’Helga, ça, il en était certain, mais l’autre, il avait oublié, il devait être sous la responsabilité de Rowena ou de Godric. Très bien, le Fondateur allait s‘intéresser d’un peu plus près à ces deux gamins pour bien s’assurer que les idées étranges de faiblesse de son fils ne lui étaient pas inspirées d’eux deux. Et si ce n’était pas le cas, parfait, Keelan pourra continuer à les voir en toute quiétude. Il convenait d’être plus… attentif à ce genre de sujets, avec les enfants.

– Donc, s’il ne faut plus compter sur personne une fois adulte, c’est pour ça que vous ne voyez plus vos frères et sœurs ? Ni vos parents ?

– Pardon ?

Le professeur haussa légèrement les sourcils, définitivement impressionné par les capacités de cet enfant à tisser les liens les plus improbables entre divers sujets qui n’avaient pourtant rien en commun les uns avec les autres. Sa famille n’était pas un sujet que Salazar avait l’habitude d’évoquer avec qui que ce soit, pour la simple et bonne raison qu’il l’oubliait peu à peu, n’ayant plus rien à voir avec elle et ne lui parlant plus. Ses parents étaient devenus des formes flous et sans visage, sans saveur, sans forme aucune, perdus dans les ombres d’un passé relégué aux oubliettes depuis bien longtemps et dont il ne regrettait rien. Ses frères et sœurs étaient eux aussi de vagues ombres dont il ne se souciait pas de l’existence et qui n’avaient pas non plus la moindre consistance. Les détestait-il pour autant ? Non. Ils ne représentaient, tout simplement, rien à ses yeux, ils étaient des inconnus, on ne s’occupe pas de toutes les personnes vivant sur cette terre, après tout. Il était normal que son fils se pose une fois cette question, soit, mais ça lui passera. Cette « famille » était un tissu de faux-semblant et d’apparence, ayant la fierté sans avoir le pouvoir, se noyant dans un jeu de minauderies et de comportement en société sans tâche. Voilà tout, ils étaient les figurants de leur propre vie, en restant avec eux, Salazar aurait fini par perdre tout goût à la véritable existence.

– A quoi ressemblait la vie, lorsque vous aviez mon âge ?

– Insipide. Je ne vois plus mes parents ni ma fratrie parce qu’ils étaient simplement sans goût ni forme. Ils se complaisaient dans le jeu de la société mondaine et n’avaient aucune force réelle, aucune volonté ni ambition, se contentant des apparences et d’un semblant de pouvoir. Ils me laissent indifférent, voilà tout.

Le Fondateur se leva souplement puis fit signe à son gamin de l’imiter, ce n’était en tout cas pas en restant enfermé dans cette chambre qu’il allait progresser ni se sentir mieux. Lorsqu’on veut grandir et être plus fort, il faut aussi apprendre à ne pas baisser la tête au moindre coup dur, à toujours garder cette envie de progresser et à ne pas se laisser miner le moral pour peu de choses. Il ressortit avec lui dans le petit couloir, trouvant un peu plus loin ses deux autres enfants, installés plus sagement que toute à l’heure en compagnie de leur mère. Il allait bientôt être temps de prendre le repas du soir, et suite à cela, Salazar avait encore du travail à faire avant la nuit. Par ailleurs, il était aussi grand temps pour son fils aîné d’apprendre certaines techniques, car son père ne voulait pas le voir grandir en un homme faible et sans ambition ni honneur, c’était hors de question. Il lui dit donc de venir avec lui dans son bureau après le repas du soir, le laissant tranquille avant cela. Rosalie, son épouse, avait elle aussi noté le comportement étrange de leur fils, mais étant donné qu’il avait pris la situation en main, elle ne dit rien.

Pour une fois, Salazar prit le temps de manger avec sa femme et ses enfants, un fait plutôt rare puisqu’il avait pour habitude de manger rapidement seul, sans cesser son travail, ou en compagnie des trois autres Fondateurs, sur les temps de midi, tout dépendait des journées. Il devait aussi concevoir quelques remèdes supplémentaires en prévision du mauvais temps qui arrivait… Sa fille Lana avait cette spécialité de tomber très régulièrement malade et toujours de la manière la plus inattendue possible, ayant une santé si délicate qu’il n’était pas bien rare que son état s’aggrave directement, même pour une maladie somme toute bénigne. Bébé, ses parents avaient passé bien du temps à ajouter des potions et philtres dans son biberon pour la soigner et craindre pour sa vie. Enfin, elle grandissait… Les trois premières années avaient été très dures, mais elle était là, elle grandissait et sa magie s’épanouissait avec elle. A la fin du repas, le père de famille retourna dans son bureau, accompagné de son fils, puis lui fit signe de se préparer.

– Il est plus facile de protéger ce que l’on pense et ressent lorsqu’on maîtrise une certaine forme de magie, nous préservant des attaques extérieures. Cet apprentissage exige une mentalité de fer et de la confiance en soi. Tu dois savoir ce que tu vaux et comment t'améliorer. Notre quête est permanente, Keelan, aucun sorcier ne pourra jamais tout savoir, nous pouvons sans cesse apprendre, sans cesse découvrir de nouveaux sujets d'étude. Ce monde est vaste et te tend les bras, il ne tient qu'à toi de te préparer à l'explorer et à en rechercher les secrets.

Il lui expliqua comment, dans un premier temps, s'y prendre. Première étape, se calmer, s'apaiser comme s'il était sur le point de s'endormir, après une très longue journée. Les yeux fermés, le corps détendu, le plus détendu possible... Salazar attendit le temps qu'il faut pour être certain que son fils s'était décontracté un maximum, puis lui dit de garder les yeux fermés et de rester concentré. Il allait entrer dans son esprit pour en faire jailli pensées, souvenirs et émotions qui étaient rattachées, Keelan devra les affronter, faire face et les reconnaître, en déterminer la valeur. Cette première étape permettait de se connaître soi-même et de ressentir au plus profond de soi ses forces et ses faiblesses.

– Dis-moi dès que tu es prêt.

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